Les différentes étapes de la fabrication d’un livre en impression numérique chez Sprint Média, imprimeur numérique à Montréal.
Étape 1 : Programmation de la couverture > Le serveur Créo permet toute une gamme d’ajustement des couleurs et d’imposition
Étape 2 : Impression de la couverture > La Xerox 5000 permet d’imprimeur en couleur sur du carton en 12 pts
Etape 3 : Montage de l’intérieur > Le Freeflow permet d’optimiser l’impression en facilitant l’imposition)
Étape 4 : Impression de l’intérieur > La Docutech 6180 permet d’imprimer au format 14’’x18.5’’
Étape 5 : Scorage des couvertures > le scorage permet de plier la couverture sans que l’encre ne craque
Étape 6 : Reliure allamenda (pefect binding)> 1 strieuse et 2 rouleaux de colle produisent une reliure très solide
Étape 7 : Coupage finale > La coupe des 3 côtes finalise la production du livre
Deux écoles s’affrontent en matière de tarification dans le secteur de l’imprimerie. La première qui est la plus répandue parmi les imprimeurs est de dire que les prix ne peuvent être fixés qu’en fonction des coûts et des charges de l’entreprise. Il s’agit ainsi d’évaluer dans un premier temps le plus précisément possible les coûts puis d’y ajouter une marge « raisonnable » pour obtenir un bénéfice sur la prestation effectuée. L’idée est alors d’optimiser les processus de fabrication pour réduire les coûts et ainsi pour l’imprimeur d’augmenter sa marge.
Comment une imprimerie peut-elle acquérir et conserver un avantage concurrentiel ?
Mon billet du 29 mai 2010 présentait les trois stratégies de base développées par Michael Porter dans ouvrage « Choix stratégiques et concurrence » pour obtenir un avantage concurrentiel : la domination par les coûts, la différenciation et la concentration/focalisation de l’activité.
Pour se débarrasser de la concurrence et ouvrir de nouveaux espaces commerciales, W. Chan Kim et Renée Mauborgne, auteurs de « Stratégie Océan Bleu, comment créer de nouveaux espaces stratégiques » nous incitent à explorer :
Nous savons tous très bien qu’il est très rare de rencontrer des imprimeries qui réussissent année après année, soit parce que le secteur d’activité connaît une période difficile, comme c’est le cas aujourd’hui pour les industries graphiques, soit aussi parce que des décisions malheureuses ont été prises par leur chef d’entreprise.
Certaines imprimeries néanmoins comme l’imprimerie Exaprint, l’imprimerie réservée exclusivement aux professionnels des arts graphiques (voir la présentation ci-après de cette imprimerie particulière par son fondateur Philippe Dupuy) réussissent malgré une conjoncture difficile. Pourquoi ?
Huber Pédurant, Co-fondateur, directeur général de la société RotOcéan, explique comment l’impression numérique s’est imposée pour la presse quotidienne nationale à la Réunion.
L’industrie graphique et l’imprimerie en particulier comme toute entreprise est influencée par des facteurs extérieurs.
Pour mettre en évidence ces différents facteurs, différents outils sont à la disposition de l’imprimeur dont l’analyse SPECTRED qui distingue les facteurs économique, politique, démographique, sociologique, culturel, juridique, technologique, écologique, etc. qui peuvent influencer la situation présente et future de l’entreprise ainsi que ses volontés stratégiques pour l’avenir.
Imprimer avec la meilleure productivité. Obtenir la plus grosse part de marché. Décrocher la certification 12647-2, PSO ou encore la certification 14001 !
En êtes-vous sûr ?
Les facteurs endogènes correspondent aux caractéristiques intrinsèques de la presse numérique qui influencent la vitesse de diffusion de l’innovation. Ils dépendent donc : de la qualité de la presse et de ses caractéristiques techniques d’une part comme la possibilité d’imprimer 3900 pages A4/heures avec une impression automatique Recto/Verso jusqu’à 260gr/m2, avec la possibilité de changer les encres en cours de production; et de la pertinence du mix marketing établi pour introduire la presse sur le marché d’autre part.
Dans son ouvrage « Crossing the Chasm » paru en 1991, devenu rapidement un best-seller, Geoffrey A. Moore nous apporte un éclairage intéressant sur le rythme d’adoption d’une nouvelle technologie. Il définit une courbe d’adoption qui identifie les différentes phases par lesquelles une nouvelle technologie est présentée puis acceptée ou non par les futurs utilisateurs. Ainsi lorsque Didier Bertrand, directeur des opérations chez MGI Digital Graphic me demanda mon point de vue sur la convergence de l’impression offset et de l’impression numérique, la courbe en cloche de M. Moore me vint naturellement à l’esprit.