Une étude intitulée « Digital printing directions » commandée par Canon et réalisée par les étudiants de la « Rochester Institute of Technology of Print media » sous la direction du professeur émérite Frank Romano met en exergue que l’industrie graphique mondiale souffre en ce moment à la fois :
Si vous vous rendez sur la plupart des sites Web proposés par les imprimeurs, vous découvrirez que la plupart du temps ils présentent une liste exhaustive du matériel et de l’équipement de leur imprimerie : en prépresse, ils précisent en général le nombre de postes avec ses logiciels ou les caractéristiques du dernier CTP, en impression ils décrivent la flamboyante presse 4 couleurs, en façonnage ils spécifient le nombre de plis possibles avec telle ou telle plieuse. Tout cela est très bien, mais si vous désirez accompagner ses prestations traditionnelles d’impression avec de nouveaux services à valeur ajoutée, il faut aller bien au-delà. Vous devez préciser à vos clients pourquoi ces services sont importants pour eux et comment ils peuvent les aider dans leur travail au quotidien.
C’est le titre que donna la Fédération Britannique des Industries de l’Imprimerie (British Printing Industries Federation, BPIF) à son guide destiné à aider les imprimeurs à développer et à mettre en place des stratégies efficaces et réussies dans un environnement féroce et en pleine mutation. Je me propose ici de vous donner une version, une actualisation et une vision française de ce guide.
L’impression à la demande traduit d’une part, la volonté de n’imprimer que ce qui a été commandé par le client et d’autre part, de ne lancer l’impression du document qu’au moment opportun.
Ludovic Martin dans son billet du 25/08/2010 présente très bien les nouveaux défis à laquelle les éditeurs, les professionnels du marketing dans le domaine du cross-media devront faire face dès la rentrée que ce soit en matière de Web-to-print, de plateforme éditoriale ou encore de gestion de contenus avec l’apparition des tablettes numériques type iPad.
La boussole stratégique prix-valeur (figure 1) est un merveilleux outil pour permettre aux imprimeurs et apparentés de clarifier leur stratégie business en fonction des deux critères juges de paix dans la profession, à savoir :
Aujourd’hui, la plupart des analystes qui travaillent sur l’industrie graphique encourage les imprimeurs à « vendre des services » – à se diversifier vers des solutions technologiques web-to-print, à acheter des presses numériques, à offrir des solutions de bases de données, etc. Le modèle économique d’un imprimeur « traditionnel » d’offrir la meilleure qualité au meilleur prix très souvent par une stratégie de volumes, n’est aujourd’hui plus possible tout du moins pour la majorité d’entre eux.
L’outil de Cartographie des Flux de Valeur (CFV) est sans aucun doute un des outils les plus performants pour identifier, démontrer et diminuer le gaspillage de ressources dans un processus de production prépresse. Cet outil très facile à utiliser permet à tous les acteurs de la chaîne graphique de comprendre puis d’améliorer leurs processus de production. Contrairement à un simple diagramme de flux, cette cartographie en plus de présenter les processus, met en lumière tous les facteurs et éléments qui influent sur votre flux de production :
Guy Podvin, directeur associé d’Alain Gilles Group, nous explique ce qu’on entend par « Print On Demand ».
Depuis deux ans, on constate une forte accélération dans les capacités de flux de production et une montée en puissance des offres « print on demand » de la part des constructeurs de presses numériques comme HP, Xerox ou Konica Minolta. Ainsi, les clients deviennent plus exigeants et n’hésitent plus à profiter de ces avancées technologiques pour contraindre les services d’impression à satisfaire leurs réels besoins :