Ainsi, même s’il peut paraître ambitieux de vouloir rédiger une procédure idéale pour réduire au minimum les temps de calages et de réglages dans le but d’optimiser les prestations d’impression à la demande voir d’impression à l’unité, voici en quelques points, les recommandations préconisées par le système SMED pour nous y aider :
De plus en plus d’imprimeries en France sont intéressées par l’impression à la demande notamment depuis la baisse générale des chiffres de tirages, l’avènement du e-commerce et l’impression en ligne qui l’accompagne ou encore la demande de personnalisation. Réaliser des quantités partielles, interrompre, reprendre, et multiplier les changements des travaux est désormais une obligation pour un imprimeur!
Quand je demande aux imprimeries que je visite ce qui les freine aujourd’hui dans l’optimisation de leur processus d’impression à la demande, j’obtiens, généralement comme réponse : la difficulté d’imprimer des petites séries dans des formats très différents, qui plus est lorsqu’il s’agit d’imprimer un seul exemplaire (Il n’est pas rare de voir aujourd’hui sur une même machine 5 à 10 produits différents imprimés dans la journée). C’est pourquoi généralement les formats proposés sont limités et standardisés.
La création de valeurs peut être considérée comme le(s) processus de production d’activités, de produits ou encore de services qui sont souhaités par le client, nous disent les professeurs Malcom Keif et Kevin Cooper, auteurs de l’ouvrage « Setup Reduction For Printers »[1]. Elle est primordiale pour le client et doit être la préoccupation de tout entrepreneur et l’objectif de toute imprimerie.
L’e-commerce par le Web-to-print, l’impression numérique par les hautes vitesses du jet d’encre, les tablettes numériques, les smartphones, les médias sociaux modifient progressivement le paysage concurrentiel de l’industrie graphique. D’une économie de production de masse, l’imprimerie se retrouve confronter à répondre comme la majorité des autres industries d’ailleurs, à une économie mettant en avant la personnalisation de masse avec des cycles de décision, de production et d’innovation de plus en plus courts.
Plus qu’une agence de reprographie, Newworks est l’agence du contenant. Quelque soit le support, les évolutions techniques ou de consommation de l’information, l’objectif de l’imprimerie reste identique : créer de la valeur pour ses clients en imaginant et en fabriquant des supports sur mesure, ou dans l’urgence.
Au début des années quatre-vingt, Michael Porter, dans un ouvrage devenu classique[1], proposait deux grandes options pour les entreprises : la différenciation ou la domination par les coûts (voir mon article du 29 mai 210 : Quelles sont les stratégies aujourd’hui possibles pour un imprimeur ?). Depuis quelques années, les discours autour de l’imprimerie semblent se concentrer principalement sur la réduction des coûts notamment pour répondre à la guerre des prix de plus en plus féroces sur le marché de l’impression.
Chaque industrie connaît un modèle de cycle de vie qui commence par une phase d’émergence, suivie d’une phase de croissance puis de maturité avant de finir ou de « mourir » après une phase de déclin plus ou moins longue (Figure 1). L’industrie graphique n’échappe pas à ce modèle.
Selon le célèbre auteur Seth Godin[1], ce qui différencie les entreprises qui réussissent de celles qui échouent, est leur capacité à esquiver les situations sans issue tout en restant concentrées et motivées sur les projets et les investissements qui comptent vraiment.
Deux futurs sont possibles pour l’imprimerie, l’un pessimiste et l’autre plus heureux malgré le déplacement de l’impression vers les médias numériques selon Ronnie H. Davis, auteur du titre « Competing for Print’s Thriving Future » paru chez Printing Industries Press.

